Bienvenue au « Circolo Velico Lago di Lugano »


Cà y est, je suis de retour en France, après 5 jours passés à Lugano, le Monaco suisse. C’est, paraît-il, la troisième place financière suisse et ça se voit ! On y croise que des Porsche, des Ferrari jaunes (moi, qui croyais qu’elles étaient toujours rouges !) et des Smart !

5 jours de grand beau temps, avec un vent un peu faible à mon goût, mais on ne peut pas tout avoir ! La grosse difficulté, ce n’était pas la stratégie : Tout le monde optait pour le seul bord favorable mais plus la tactique de navigation en flotte. Chaud, chaud les passages de bouées ! (Mon bateau arrive sur la gauche de l’image mais je suis la seule à le reconnaître !! Hik !

Voilà pour le côté navigation, mais côté aventure, c’était pas mal non plus.

D’abord, il faut que je vous parle de l’abri militaire, rustique, disait la pub ! Il l’était tellement que ma mère n’a pas voulu que j’y passe une nuit ! Imaginez d’immenses étagères sur lesquels vous posez une dizaine de matelas (plutôt fins) et des couvertures d’un beau gris militaire, empilez ces étagères sur 3 niveaux dans 2 réduits et vous avez le dortoir. Le tout, atteint après avoir franchi 4 à 5 sas dont les portes ne laissent visiblement rien passer. Un casier, plus petit que celui du lycée, pour entreposer ses affaires et des Monténégrins qui ronflent allégrement  (mais ça, je ne l’ai pas vérifié). Bref, une première nuit un peu difficile pour l’équipe rhône-alpine, que j’avais lâchement abandonnée pour le super confort d’un gîte de montagne, à quelques kilomètres au-dessus du lac (seul hic, les lacets interminables, idéals pour parfaire sa conduire de rallye !) Même pas une cuisine pour réchauffer son petit déj ! (Mes compagnons d’infortune m’ont fait pitié le lendemain matin, en train de déjeuner sur les berges du lac).

Nous échouerons finalement tous dans une auberge de jeunesse, à partir du deuxième soir. Là encore, quelques ronfleurs ?!, enfin un conseil, il suffit de s’endormir avant eux !

Autre difficulté, la langue ! Dans ce coin là de Suisse, c’est l’italien qui prime. Tandis que l’entraîneur rentre rapidos, récupérer son portefeuille qu’il a oublié à l’auberge, il faut tenter de faire patienter la serveuse qui veut fermer son resto. Et croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire ! Négocier encore, pour bénéficier du repas des coureurs quand on a oublié son ticket (Paul, un brin étourdi, je vous dis) ou qu’on n’a pas participé au briefing des entraîneurs (même le coach s’est fait remarquer !). A ces français ! Attention, certains, même s’ils ne parlent pas en français, le comprennent parfaitement ? N’est-ce pas Paul ?

Quant aux résultats, je suis un peu déçue : je termine à la 57ième place, bravo à Emile qui finit 35.

Quant à Hugo et Paul, ils finissent respectivement 42 et 57 (finalement, était-ce une place réservée à la France ?) en Radial. C’est vrai que face aux équipes nationales,nous sommes un peu légers !!

Enfin, le retour : un peu difficile pour nous. Nous avons voulu éviter les abords de Milan en passant par Varèse. Mais entre nos hésitations initiales, un raccordement d’autoroute fermé pour travaux et le Fréjus en circulation alternée pour cause de travaux là aussi, nous sommes arrivés bien tard à la maison. Espérons que mes amis Thononais auront été plus chanceux, car pour eux, l’allée avait été rude.

Voilà, c’était un week-end plein de surprises, à refaire sans hésitation (sauf peut-être pour le porte-monnaie ?!)

Ps : pour ceux qui maitrisent parfaitement l’italien, même la télé était là !

Derniers préparatifs

Dans quelques jours, je pars pour l’Europa Cup de Lugano : ma première régate internationale hors de l’hexagone.

Jérôme, l’entraîneur de ligue Laser, maîtrise sa géographie. Cette année, il est plus facile pour nous Rhône-alpins, de nous rendre à l’épreuve Suisse qu’à celle prévue en France (à la Rochelle). Je vais donc m’absenter quelques jours du lycée pour aller découvrir un nouveau lac. Mais connaissez-vous celui de Lugano ? Il est situé entre le lac Majeur et le lac de Côme et contrairement à ses 2 grands frères, il est en partie en Suisse. Allez savoir pourquoi ? Situé à 270m d’altitude, il est paraît-il entouré de montagnes. C’est promis, je vous ramènerai quelques photos !

Ce week-end, ce sont donc les derniers préparatifs : révision de la remorque (suite à notre dernière mésaventure, il est plus prudent de remplacer les pneus)

Lavage et petit coup de polish de la coque. C’est vrai que nous serons en Suisse, « pays propre en ordre ». Il faut donc que mon pauvre vieux laser fasse bonne figure et puis, une meilleure glisse me sera bien nécessaire pour grappiller quelques places et ne pas terminer en queue de pelotons.

Car je ne voulais pas encore dit, mais à la vue des pré-inscriptions, il y aura tous les pros : 80 pré-inscris en laser 4.7, 15 nationalités différentes (de l’Europe du Nord : Russie au bassin méditerranéen : Algérie) dont seulement 2 français : Moi et Emile.

Mais le plus dure, ce sera la langue. Il va falloir déchiffrer les instructions de courses en anglais et même si ma moyenne au lycée n’est pas mauvaise du tout dans cette matière, je dois avouer que je ne connais aucun des termes de la voile. Mais à quoi servent les cours d’anglais ? Je vais devoir me faire une antisèche :

  • Bâbord (Port tack),
  • Tribord (Starboard tack),
  • De l’eau ! (Water !),
  • Priorité (Right of way),
  • Lofe ! (Luff !),
  • Empanner (Gybe),
  • Virer (Tack)…

Une dernière petite interrogation : le logement. Il paraît que nous serons dans des bâtiments militaires, sans doute des abris. Mais à quoi peuvent bien ressembler ces trous de marmottes anti-atomiques. Je me le demande ?

Voilà, je vous raconterai la suite au retour. En attendant, il ne vous reste plus qu’à me souhaiter bon vent !

Question de vérification subsidiaire

Au cas où vous auriez raté l’information, mon frère est passé du statut d’apprenti au statut de conducteur officiel. Mais, j’ai pu constater que certaines pratiques de base, comme changer une roue, manquent à son éducation.

Pour tout vous dire, la première régate régionale de ligue ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable hormis ce petit complément d’apprentissage de la conduite.

Effectivement, il pleuvait des cordes, le vent était plus que faible et particulièrement changeant. Mais cela n’a pas dérouté le comité de courses, qui a réussi à lancer 4 manches (enfin, il paraît qu’il faut désormais dire courses) alors que des pros (comme le COYCH), auraient purement et simplement tout annulé. Bref, le CYVGL était bien organisé, les résultats disponibles en moins de temps qu’il nous a fallu pour tout plier, et j’ai remporté ma première coupe de l’année. Nous aurions presque pu rentrer à la maison de bonne heure, mais voilà : La guigne de la remorque nous est tombée dessus (pour une fois, ce n’était pas pour mes potes du Léman) !

Alors que nous roulons sous une pluie battante, sur l’autoroute plus qu’encombrée des retours de vacances, un bruit étrange se produit. Un bref coup d’œil à l’arrière nous montre que la remorque penche légèrement et que le pneu est presque à plat. Zut, nous avons crevé ! Heureusement, quelques 100m plus loin se profile une aire de repos. Ouf !, il était temps car le pneu explose et nous finissons les quelques derniers mètres sur la jante. Pas de problèmes : nous avons une roue de secours, parfaitement accessible car mon père est quelqu’un de prévoyant. Sauf que ….

Le cric est au fond du coffre, plein à craquer de matériel et des bagages de Léa (équipière 420), que nous ramenons à Grenoble. Nous vidons donc tout notre chargement sur le parking, au milieu des routiers qui se demandent qui sont ces fêlés qui changent la roue d’une remorque pleine de bateaux alors que tous les autres automobilistes transportent des skis !

Puis petit cours de changement de roue : comment desserrer les écrous sans difficulté,  où placer le cric, comment revisser le tout …, bref une demi-heure de mécanique avant de reprendre la route et rentrer à la maison sans encombre.

Moralité, rien ne sert de laisser la roue de secours accessible quand les outils ne le sont pas !

A bon entendeur, salut !

La saison redémarre (2)

Comme je vous l’ai dit précédemment, dans le port tout est calme mais dès la jetée passée, ça swingue. J’en ai maintenant la preuve en image.

D’abord, je vole (eh oui, regardez bien, on voit ma dérive !)


Puis, j’atterris (enfin j’amerris)

et enfin, je coule (Cool Raoul !)

Mais sans dessaler, c’est ça la classe de l’équipe régionale Rhône Alpes ! Nous sommes donc fin prêts, toute ma bande de copains et moi, à défendre les couleurs de la région (et que l’on nous traite plus de marins d’eau douce !)

Dans tout ce beau monde, difficile de passer inaperçue. Les paparazzis guettent et même avec ma tenue de camouflage, ils m’ont eu !

A bientôt les voileux !

La saison redémarre

ça y est, l’hiver est fini (enfin presque) et la saison de voile a redémarré par une régate pas facile, facile. Tous les pros s’étaient donnés rendez-vous à Hyères (sous le soleil) pour la première inter-ligue de l’année (première régate du championnat de la méditerranée).


Départ cool le premier jour, dans le port de Hyères, sous le regard de l’entraîneur.

Là, pratiquement point de houle, presque comme sur nos lacs de montagne. Mais dès la passe du port passé, ça tangue un max, surtout avec le vent d’est bien présent pendant toute la semaine.

Voyons un peu le classement, en laser 4.7, ma catégorie :
premier : un Serbe, second : un Hongrois et troisième : une Suissesse.
Quand je vous disais qu’il n’y avait que des pros !
Je ne m’en tire pas si mal avec une 22ième place (milieu du classement) en réussissant même à faire une place de 6ième lors de la quatrième manche (sur 5 courues).
Les pros à l’oeuvre : la première française de dos au premier plan

J’ai ensuite passé toute la semaine avec l’ensemble de l’équipe régionale, tout support confondu, pour parfaire ma technique.
Au programme, réveil musculaire avec le traditionnel footing, un peu de préparation, repas (Là bravo l’UCPA, rien à voir avec Avenance : les cuistots savent cuisiner !) puis navigation à donf, dans une mer très houleuse, puisque plusieurs avis de grand frais vont se succéder sur la semaine, nous obligeant à partir du port, tant le vent d’Est et la houle sont forts. Et c’est sur un tapis de posidonie que nous finirons le vendredi : les bateaux ne sont pas plein de sable, mais couverts d’algues (enfin, non, il parait qu’elle n’a rien d’une algue ! C’est seulement une plante à fleurs sous-marines avec des racines)
Personnellement, je préfère le mimosa qui est actuellement tout en fleurs, dans la région. N’est-ce pas, papa ?

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