La Havane tour

Programme du jour : visite du centre de La Havane.

Et on retrouve des voitures oubliées,

de jolies rues

et places,

d’anciennes maisons coloniales,

une copie !

La ville a beaucoup de caractère, très jolie, même si on ressent la pauvreté dans certains quartiers.

L’exemple le plus frappant sont les boutiques, qui sont très peu nombreuses et bien mal achalandées. Dans les supérettes, seuls quelques produits sont présents (en grande quantité); il faut oublier le choix et faire la queue pour rentrer. Nombre de cubains jettent un coup d’œil à la vitrine pour essayer de voir si, enfin, cette supérette vend le produit qu’ils recherchent.

De partout, les prix sont différents pour touristes et locaux, et peuvent être 25 fois plus élevés pour les touristes. A relativiser, quand on sait qu’un cubain gagne en moyenne 25€ par mois…

Et c’est là qu’on se rend compte des difficultés du système, qui propose santé, éducation, culture, etc. gratuitement, mais au final, les cubains n’arrivent pas à vivre et n’ont qu’une envie : quitter le pays…

Je termine la journée par une représentation du ballet national, très reconnu (#culture), dans un édifice somptueux, le Gran Teatro

Bienvenido a Cuba

Après avoir navigué toute la nuit, nous commençons à apercevoir la ville de La Havane en fin de matinée.

Et nous arrivons au dernier port de notre périple, la marina Hemingway, en fin d’après-midi.

À nouveau toute une série de formalités, re-visite du bateau et vérification des scellés… Nous étions attendus. La première chose qu’on nous demande, est si nous sommes bien le bateau, parti la veille à 20h de Varadero, avec nos photos en main…

Il faut faire le plein de gas-oil, mais l’essence n’est pas chère (0,90€ le litre). Visiblement, elle vient de Russie.

Et nous voilà à réaliser notre dernière manœuvre pour rejoindre notre place attitrée.

Il est tard. Nous profitons d’être à terre pour aller dîner dans un restaurant, du poisson.

Le lendemain, gros ménage du bateau, puis départ pour ma « casa particular » dans le centre de La Havane. De partout, des veilles voitures américaines, mais surtout des Lada.

Arrivé à la casa, il faut maintenant se faire comprendre, car les propriétaires ne parlent qu’espagnol.

L’après-midi est déjà avancé, je sors me balader au hasard pour m’imprégner de la culture locale, assez dépaysante !

Petit tour d’horizon des Bahamas

Réveillés de bonne heure, nous levons l’ancre pour rejoindre la Marina de Chub Cay et réaliser les formalités d’entrée au Bahamas.

Le soleil est levé, on peut admirer la petite côte de l’île, complètement plate.

La marina est vide, mais les tarifs prohibitifs (plus de 120$ uniquement pour s’arrêter une heure, le temps des formalités).

Les clients habituels ne sont pas de simples voyageurs à la voile, mais plutôt des gros yachts. Les places de port sont d’ailleurs taillées en conséquence.

Se pose alors la question de la suite du voyage.

Le chef de bord recommande d’aller faire un tour dans l’archipel des Exumas, partie Est des Bahamas, long chapelet d’îles sauvages et paradisiaques.

Pour y accéder, deux options : Par l’Est, mais cela signifie un long détour pour y arriver, et en ressortir, ce qui n’est pas vraiment compatible avec notre timing. Ou par l’Ouest, mais de ce côté des îles, il y a très peu de fond, ce qui rend la navigation compliquée. D’autant plus que nous ne savons pas de quand date la cartographie, et que celle-ci n’est pas très précise sur les relevés de fond à cet endroit. Nous prenons cependant cette option, en gardant en tête que cela signifiera un peu de moteur pour passer les endroits les plus délicats.

Une fois la destination choisie, reste à tracer la route. Comme nous souhaitons une petite navigation ce jour pour nous reposer et profiter des Bahamas, nous décidons donc de partir vers New Providence, l’île de la capitale Nassau, qui se trouve sur le chemin des Exumas.

Nous quittons donc Chub Cay, et arrivons à New Providence après quelques heures de près.

Nous préférons un mouillage de l’autre côté de l’île, car le port de Nassau est également extrêmement cher, et la ville, sans intérêt.

Le lendemain, départ pour les Exumas. Mais après 2 heures de navigation, alors que la moitié de l’équipage est à l’avant du bateau pour tenter de sécuriser l’ancre qui est en train de se faire la malle, la barre ne répond plus. Branle-bas de combats, affilage des voiles, et début des investigations pour comprendre d’où vient le problème. Après quelques recherches, nous nous rendons compte que le pilote automatique lui fonctionne toujours, nous décidons donc de revenir au mouillage de la veille sous pilote, pour pouvoir réparer la barre plus facilement.

De retour au mouillage, les réparations commencent et sont heureusement vite achevées, ce qui nous laisse un peu de temps pour profiter de la mer qui est toujours à 29°…

Nous levons l’ancre une nouvelle fois de New Providence, avec cette fois, la ferme intention d’arriver jusqu’aux Exumas. Et après la journée en mer, nous arrivons alors que la nuit est déjà tombée au mouillage sélectionné le long de Elbow Cay.

Le lendemain, nous décidons de nous approcher d’une île un peu plus grande, avec une plage de sable blanc, afin de pouvoir mettre un peu le pied à terre.

Sur le chemin, une petite île privative :

Une heure de navigation plus tard, nous voilà arrivés et mouillés le long de Shroud Cay. Le lieu est paradisiaque.

Nous décidons alors de mettre l’annexe à l’eau pour nous rendre à terre.

Dans l’eau, nous voyons multitude de poissons, des tortues, et même un requin (les espèces présentent aux Bahamas ne s’attaquent pas à l’homme, mais nous restons tout de même à distance…)

Le matin, nous bougeons rapidement de quelques miles, afin de changer de lieu, et mouillons le long de *** Cay.

À nouveau, nous sortons l’annexe pour débarquer,

et profitons de la mer pour nager parmi les poissons sur les récifs coralliens.

La fin de journée est vite arrivée, et nous devons déjà mettre les voiles sur Cuba, si nous ne voulons pas être trop en retard. Au programme, une navigation de 3 jours en quarts à destination du port international de Varadero, à l’Est de La Havane.

La navigation se passe tranquillement, au portant et en partie sous spi, et nous arrivons le jeudi en début d’après-midi sur les côtes cubaines.

Le chef de bord est légèrement inquiet, car très peu d’infos sont disponibles sur les formalités d’entrée et les règles de navigation à Cuba, et souvent contradictoires (pas de navigation la nuit, pas de mouillage, besoin de définir le plan de navigation à l’avance, etc.) Finalement, les formalités se passent rapidement, avec un personnel beaucoup plus aimable qu’aux Bahamas, et les règles de navigation se révèlent plus souples que ce qui était craint, même s’il y a quelques contraintes (mise sous scellé des téléphones satellites car interdits à Cuba, nécessité de se faire tamponner le permis de navigation à chaque entrée et sortie de port, nécessité de ne passer que par les ports internationaux…)

Nous n’avons que quelques heures au port, le temps de faire du change et de visiter rapidement, mais pas le temps d’aller dans la ville qui se trouve à 30 minutes en bus. Nous resterons donc dans l’immense complexe touristique.

Il est déjà 20h, l’heure de mettre les voiles vers La Havane, si nous souhaitons y arriver le lendemain avant la fin de journée. Vu le timing, le rangement et nettoyage du bateau se fera probablement le samedi matin.

Et pour vous faire oublier la pluie qui sévit en Europe, un petit rayon de soleil !

Une île entre le ciel & l’eau

Après le traditionnel briefing sécurité/électronique (et il y a des choses à dire, car le bateau est beaucoup plus équipé que d’habitude), nous levons l’ancre et mettons le cap sur les Bahamas.

Au revoir Miami, et les États Unis

Et bienvenue aux Bahamas !

Comme Christophe Colomb, nous partons à la découverte de ces fameuses îles. Et après deux jours de navigation, au près, la destination, Chub Cay, est atteinte.

Il est tard, les douanes sont fermées. Il faudra attendre demain matin pour les formalités d’entrée.

Cette extraordinaire eau turquoise fait clairement rêver ceux qui sont rester sur le vieux continent.

Hissez haut !


Entouré de yachts avec leurs équipages, notre voilier (un des seuls) fait un peu pale figure.

Au programme, avitaillement et départ au plus vite de la marina, car ici les nuits au port coûtent ultra chères.

Direction donc le supermarché, où nous remplissons 5 cadis.

Et il est déjà temps de dire au revoir à Miami.

Pour aller mouiller un peu plus loin dans la baie de Biscayne.

Le soleil est déjà en train de se coucher.

Demain, direction les Bahamas.

Nous ne restons pas vers Miami, car ici, nous sommes très limités par notre tirant d’eau et tirant d’air. Construire des autoroutes avec des ponts plutôt bas, c’est sans doute idéale pour voitures et yachts, mais inadaptés aux bateaux à voile.

Ici, le roi, c’est le pétrole, pas Eole !

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