11. Avent 2025 : Le café aux glycines

C’était le nom du café que tenait mon arrière-grand-mère, Julienne.

Vous, vous souvenez, ma petite chaise en vient. (Voir l’article de Janvier 2019). Elle y côtoyait, parait-il un billard russe !

C’était alors le lieu de Succieu où l’on pouvait s’amuser : jouer au billard, participer à des concours de belote, faire une partie de boule sous les tilleuls et même danser ! Le frère de ma grand-mère, Hubert, jouait de l’accordéon et de l’harmonica. Mais c’était aussi un endroit où l’on pouvait boire un petit coup. On pouvait y rencontrer cet ancien herboriste de Paris, qui avait vendu sa maison en viager à mon arrière-grand-père. Quand il mourut, c’est ma grand-mère et mon arrière-grand-père qui allèrent la débarrasser. Ils n’y découvrirent pas avec un trésor mais revinrent couverts de puces !

10. Avent 2025 : Laurel & Hardy

Connaissez-vous ce duo de comiques ? Un gros et un petit, comme disait leur chanson.

C’était le surnom qu’utilisait ma mère pour nommer deux de ses grands-tantes : La tante Marie et la tante Léonie.

A l’époque, l’une était bien portante (comme sa maman) et ne quittait guère son fauteuil. L’autre était si fluette, qu’un coup de vent l’aurait emporté.

Elles auraient pu demander conseil à la mère de leur belle sœur. Celle-ci disposait de deux cartes postales bien appropriées

Mais, trêve de plaisanterie, Marie et Léonie avaient toutes les deux la passion du tricot et réalisaient de vraies merveilles. Bravo à elles !

9. Avent 2025 : Mamie La Goutte et ses chansons

Dans chacun des repas de familles et mariages, Mamie la goutte, comme l’appelait mon grand-père, poussait la chansonnette.

Mais qui était-elle ? C’était la grand-mère de mon grand-père et elle habitait une maison dans le hameau de La Goutte.

Noémie, de son véritable prénom, elle n’eut pourtant pas la vie facile mais vécut jusqu’à 93 ans. Alors, chanter serait-il bon pour la santé ?

Petit extrait mais tendez bien l’oreille, la bande son a, elle aussi, un peu de l’âge !

8. Avent 2025 : Le 8 à St Victor

Mes arrières grands-parents étaient les premiers du village et les seuls du quartier à disposer de ce luxueux équipement. Le 8 à St Victor ! Cela leur valait l’intérêt de tout le voisinage.

Une sorte de molette barrait le cadran dépourvu de chiffres. Il fallait l’actionner trois à quatre fois puis attendre. Plus tard, une sonnerie retentissante emplissait le couloir. On décrochait pour entendre, à l’autre bout du fil, une opératrice noter le numéro demandé, estimer le temps d’attente, enregistrer notre confirmation, puis réclamer notre patience avant de « mettre en relation » selon l’expression alors usitée.

7. Avent 2025 : L’horloge

Cette vieille horloge nous fait remonter le temps pour découvrir la tante Léonie. Léonie, c’était la sœur cadette de mon arrière-grand-père, la tante préférée de ma grand-mère.

Elle habitait Saint Hilaire de Brens, dans une petite maison, une maison faite à sa taille, étant elle-aussi assez petite. Lorsque maman était enfant, ses parents allaient souvent la visiter le dimanche après-midi. Mais elle était « en champs les chèvres »; il fallait ainsi parcourir la campagne pour la retrouver avec son troupeau de chèvres. C’était une chevrière avertie, qui faisait d’excellentes tommes, qu’elle séchait bien précieusement dans une « panière » puis dans des pots.

Elle détenait l’horloge comtoise familiale, toute poussiéreuse, dans son grenier. Un beau dimanche, elle la donna à ma grand-mère et mon grand-père, qui l’emmenèrent pour décorer l’entrée de leur récente maison de Cessieu. Bien briquée, elle avait fière allure. Et quand les autres tantes de ma grand-mère la virent par hasard, elles furent bien étonnées. « Oh l’horloge de la Grand-Mère !  » s’exclamèrent-elles.

Bref, cela faillit faire polémique …

Mais revenons à cette belle horloge. Elle a cédé son gros ventre pour une caisse plus moderne, réalisée par un ébéniste de Mens (le grand oncle du mari de la sœur de mon grand-père, si vous arrivez à suivre …). Remontée un fois par semaine, elle sonne toujours pour marquer le temps qui passe chez ma grand-mère. (Il faut de temps à autre changer les cordes des poids, mais là, c’est mon papa bricoleur, qui s’en charge !)

Un bel objet qui a ponctué une grande partie de l’histoire familiale !

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