14. Avent 2025 : Nos amis les bêtes

Mon arrière-grand-mère avait, en plus de sa quincaillerie, quelques animaux pour nourrir sa maisonnée. Mais, ne vous y trompez pas, elles adoraient les bêtes. Elles avaient droit à de véritables repas gastronomiques chaque matin.

Pour cela, elle faisait bouillir ses épluchures, avec des pommes de terre, qu’elle accompagnait de fleurage (venu direct du moulin d’à coté). Bref, poules et lapins bénéficiaient d’un repas chaud chaque jour. De vrais coqs en pâtes !

La seconde arrière-grand-mère avait, elle, en plus de son café, un magnifique album de cartes postales, dans lequel les animaux sont eux-aussi bien représentés.

Un petit cochon vous souhaite beaucoup de bonheur

Et les poissons, beaucoup de joie.

Et oui, autrefois, a l’occasion du 1er avril, on envoyait des cartes postales !

13. Avent 2025 : Les cadeaux

Il court, il court, le furet

Mon arrière-grand-mère aimait par-dessus tout, gâter ses petits-enfants. Chaque semaine, elle s’en allait à Lyon pour regarnir les rayons de sa quincaillerie. Elle passait alors systématiquement chez Mognat, le chinois d’alors, pour ramener des bibelots pour sa boutique et un petit quelque chose pour les siens. Mais quand arrivait Noël, alors là, elle allait dans une vraie boutique de jouets pour offrir à ses petits-enfants, le nec plus ultra du moment.

Vers les années 70, la nouveauté, c’était les poupées, qui marchent et qui parlent. Deux belles poupées Bella, l’une en habit vert, l’autre en habit orange, pour ces plus grandes-petites filles de l’époque et une plus petite, pour la cadette.

Celle-ci trop heureuse a appuyé toute la journée de Noël, sur le fameux bouton lui permettant de chanter.

Et devinez quoi, vous pouvez interroger tous les survivants de cette journée, ils se souviennent encore de la douce mélodie «  il court, il court le furet, le furet du bois mesdames, … » !

12. Avent 2025 : La quincaillerie

Petite leçon de choses

Savez-vous ce qu’est une quincaillerie ? Le dictionnaire nous donne les définitions suivantes: Ensemble d’ustensiles et de petits produits utilitaires en métal / magasin où ils sont vendus.

Mais avez-vous une idée de ce que sont tous ses ustensiles ? Petite leçon de choses

  • des crampillons : Rien à voir avec vos crampons de skis mais indispensables pour fermer le parc de vos animaux
  • des douilles à baïonnettes : Aucun lien avec la guerre mais utile pour votre électricité
  • du souffre mouillable : Belle poudre jaune vendue au poids pour soigner votre vigne
  • des boulons poêlier : pas vraiment pour votre poêle mais excellent choix pour fixer métal et bois.
  • des couronnes mortuaires en perles de verre : de beaux bijoux pour orner les cimetières ou offrir à son copain qui enterre sa vie de garçon (Ah, ce farceur de grand-père !)
  • et un diable pour transporter le tout. A ce propos, savez-vous pourquoi l’on nomme un charriot, un diable ? Probablement parce que ses deux poignées ressemblent à des cornes.

11. Avent 2025 : Le café aux glycines

C’était le nom du café que tenait mon arrière-grand-mère, Julienne.

Vous, vous souvenez, ma petite chaise en vient. (Voir l’article de Janvier 2019). Elle y côtoyait, parait-il un billard russe !

C’était alors le lieu de Succieu où l’on pouvait s’amuser : jouer au billard, participer à des concours de belote, faire une partie de boule sous les tilleuls et même danser ! Le frère de ma grand-mère, Hubert, jouait de l’accordéon et de l’harmonica. Mais c’était aussi un endroit où l’on pouvait boire un petit coup. On pouvait y rencontrer cet ancien herboriste de Paris, qui avait vendu sa maison en viager à mon arrière-grand-père. Quand il mourut, c’est ma grand-mère et mon arrière-grand-père qui allèrent la débarrasser. Ils n’y découvrirent pas avec un trésor mais revinrent couverts de puces !

10. Avent 2025 : Laurel & Hardy

Connaissez-vous ce duo de comiques ? Un gros et un petit, comme disait leur chanson.

C’était le surnom qu’utilisait ma mère pour nommer deux de ses grands-tantes : La tante Marie et la tante Léonie.

A l’époque, l’une était bien portante (comme sa maman) et ne quittait guère son fauteuil. L’autre était si fluette, qu’un coup de vent l’aurait emporté.

Elles auraient pu demander conseil à la mère de leur belle sœur. Celle-ci disposait de deux cartes postales bien appropriées

Mais, trêve de plaisanterie, Marie et Léonie avaient toutes les deux la passion du tricot et réalisaient de vraies merveilles. Bravo à elles !

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