9. Avent 2025 : Mamie La Goutte et ses chansons

Dans chacun des repas de familles et mariages, Mamie la goutte, comme l’appelait mon grand-père, poussait la chansonnette.

Mais qui était-elle ? C’était la grand-mère de mon grand-père et elle habitait une maison dans le hameau de La Goutte.

Noémie, de son véritable prénom, elle n’eut pourtant pas la vie facile mais vécut jusqu’à 93 ans. Alors, chanter serait-il bon pour la santé ?

Petit extrait mais tendez bien l’oreille, la bande son a, elle aussi, un peu de l’âge !

8. Avent 2025 : Le 8 à St Victor

Mes arrières grands-parents étaient les premiers du village et les seuls du quartier à disposer de ce luxueux équipement. Le 8 à St Victor ! Cela leur valait l’intérêt de tout le voisinage.

Une sorte de molette barrait le cadran dépourvu de chiffres. Il fallait l’actionner trois à quatre fois puis attendre. Plus tard, une sonnerie retentissante emplissait le couloir. On décrochait pour entendre, à l’autre bout du fil, une opératrice noter le numéro demandé, estimer le temps d’attente, enregistrer notre confirmation, puis réclamer notre patience avant de « mettre en relation » selon l’expression alors usitée.

7. Avent 2025 : L’horloge

Cette vieille horloge nous fait remonter le temps pour découvrir la tante Léonie. Léonie, c’était la sœur cadette de mon arrière-grand-père, la tante préférée de ma grand-mère.

Elle habitait Saint Hilaire de Brens, dans une petite maison, une maison faite à sa taille, étant elle-aussi assez petite. Lorsque maman était enfant, ses parents allaient souvent la visiter le dimanche après-midi. Mais elle était « en champs les chèvres »; il fallait ainsi parcourir la campagne pour la retrouver avec son troupeau de chèvres. C’était une chevrière avertie, qui faisait d’excellentes tommes, qu’elle séchait bien précieusement dans une « panière » puis dans des pots.

Elle détenait l’horloge comtoise familiale, toute poussiéreuse, dans son grenier. Un beau dimanche, elle la donna à ma grand-mère et mon grand-père, qui l’emmenèrent pour décorer l’entrée de leur récente maison de Cessieu. Bien briquée, elle avait fière allure. Et quand les autres tantes de ma grand-mère la virent par hasard, elles furent bien étonnées. « Oh l’horloge de la Grand-Mère !  » s’exclamèrent-elles.

Bref, cela faillit faire polémique …

Mais revenons à cette belle horloge. Elle a cédé son gros ventre pour une caisse plus moderne, réalisée par un ébéniste de Mens (le grand oncle du mari de la sœur de mon grand-père, si vous arrivez à suivre …). Remontée un fois par semaine, elle sonne toujours pour marquer le temps qui passe chez ma grand-mère. (Il faut de temps à autre changer les cordes des poids, mais là, c’est mon papa bricoleur, qui s’en charge !)

Un bel objet qui a ponctué une grande partie de l’histoire familiale !

6. Avent 2025 : Saint Nicolas

Correspondances

Saint-Nicolas est particulièrement fêté en Lorraine et en Alsace. L’occasion de nous souvenir que cette partie de France a été le lieu d’affrontements sanglants pour certains de nos aïeuls. Certains n’en sont même jamais rentrés. Ils nous ont néanmoins laissé une tendre et précieuse correspondance. Jetons-y un œil aujourd’hui.

Mon arrière-arrière-grand-père qui écrit à sa fille en 1914.

Une autre de ses missives à sa femme, datée de 1915

Une tendre réponse de mon arrière-grand-mère à son papa. Elle n’est pas datée.

Julienne ne reverra hélas pas son papa, qui mourra au combat en aout 1918, à quelques mois de la fin de la guerre.

5. Avent 2025 : Les nouvelles

Chez mes arrière-grands-parents maternels, les nouvelles arrivaient par le poste de radio. Et devinez sur quelle station il était réglé ? Celle de la radio Suisse ! Car oui, pendant la guerre, Radio-Sottens était une source neutre d’information. Du coup, ma grand-mère a gardé l’habitude d’écouter la météo sur la radio Suisse romande, et ma mère, celle la RTS.

Chers amis, bonjour !

Mais d’autres émissions radiophoniques sont aussi bien ancrées dans les souvenirs familiaux, comme le jeu des mille francs (enfin 100 euros aujourd’hui). Certains se sont même essayés à la sélection des candidats. Il paraitrait qu’un de mes grands oncles aurait fait chapoter l’affaire, lors de la question suivante « Où se trouve la plus grosse cloche du monde ? » en répondant « sur le podium de France Inter » !

Et bien entendu, il y a les journaux papiers, bien prisés de mes aïeuls pour capter les dernières nouvelles. Certains réussissent même à s’y faire croquer !

A demain, si vous le voulez bien !

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