« La langue de l’Europe, c’est la traduction » (Umberto Eco)

Hier, je me suis essayée au métier de traducteur, en participant au concours « Juvenes Translatores 2012 »

C’est pour sensibiliser aux études de traduction et au besoin, toujours grandissant, de traducteurs en Europe, qu’a été crée ce concours.
Cette année, la CSI était sélectionnée pour y participer. Je me suis portée candidate, ai été retenue et me suis retrouvée devant ce texte hier matin pendant 2 heures pour proposer la meilleure traduction possible.
Pas toujours très facile de trouver le mot juste alors j’ai un peu innové ! « la source de ressources » ou « les personnes oublieuses » ne me permettront sans doute pas d’aller à Bruxelles mais c’était une expérience très enrichissante. Alors si l’occasion se présente, prenez-là !

Devinette du jour

Devinez où j’ai passé mes dernières vacances ?

Dans les andes au pays des Incas ?

andes

Au pays des sirènes ?

sirenes

Peut-être à la montagne avec une marmotte ? (mais non, c’est un phoque !)

phoque

Allez, vous avez deviné , je fais même partie de l’histoire du pays avec Zarco et compagnie !

histoire

A madère, évidement !

Le pays des fleurs, et je vous en ai même ramené un bouquet !

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Et un peu de musique en prime :

Madère 2009 : Samedi 11 Avril

Nous avons appelé Mme Figueira hier soir qui ne peut nous retrouver que vers 8h ce matin avant de partir au travail. Nous devons donc ne pas trop tarder.

A 8h30, nous descendons donc sur le bas de Funchal pour aller faire un tour au marché : fruits, légumes, fleurs, poissons… le tout dans une ambiance mi locale, mi touristique.

Nous achetons quelques oignons de Carolinas en espérant qu’ils pousseront sous notre latitude.

Puis direction le « Jardim Botânico », à pieds, bien évidemment ! Mais quelle côte : il est certes à 300 mètres du marché mais entre 150 et 300 mètres d’altitude !
Après s’être fait indiquer par deux fois le chemin, nous finissons par trouver l’entrée. Un petit goûter est le bien venu pour nous remettre en forme, avec vue magnifique sur le port de Funchal où de nouveaux paquebots sont arrivés, et sur les infrastructures routières (tunnels et viaducs).

Puis visite détaillée du jardin où nos tentons de photographier toutes les fleurs !

Petit détour chez les perroquets, qui eux aussi déjeunent avec au menu : pain et noix. De magnifiques paons en liberté nous épient.

Dernier arrêt dans les buis sculptés avant de ressortir du jardin et entamer la descente.

En bas, nous nous renseignons pour trouver la poste mais hélas, elle est fermée. Les cartes postales risquent de rentrer avec nous !

Nous repartons vers le port pour acheter notre déjeuner : pain de Madère au bacon et beurre d’ail, et délicieuses pâtisseries locales : pasteis, gâteaux à la noix de coco et autres. Nous déjeunons sur la promenade avant de reprendre la voiture pour l’aéroport.

Après un petit détour à Machico pour faire le plein, nous la laissons dans le parking que nous connaissons par bien connaître, après nos moult allers et retours.
Enregistrement, dernière photo devant la « marmotte » de Madère (enfin le phoque !), affranchissement des cartes postales (et oui, nous avons trouvé un « CTT Correios » automatique !) et visite du balcon de l’aéroport où nous pouvons apercevoir notre avion atterrir et découvrir tous les détails de l’arrivée d’un avion (déchargement des bagages, des containers …), le tout sous un soleil radieux.

Mais il est temps d’embarquer : direction Lisbonne où nous attendrons quelques heures pour rallier Lyon dans un Embraer à moitié vide.

Il est 23h et les vacances sont finies…

Un peu extrait musical pour ne pas oublier :

Madère 2009 : Vendredi 10 Avril

Direction le nord-est de l’île pour la randonnée du Caldeirão Verde.

Nous commençons par remonter à Poiso où le temps n’est toujours pas très clément. Nous décidons donc de ne pas repasser par le Pico Arieiro et partons directement pour Faial et Santana à travers la montagne.

Nous faisons un premier arrêt à l’entrée de Santana pour admirer les maisons traditionnelles de Madère. Aujourd’hui à travers champs, on rencontre encore des petites maisons similaires mais elles sont couvertes de tôles.

Nous poursuivons jusqu’au « Rancho Madeirense » que nous dépassons car les kilomètres indiqués par le guide sont un peu courts et le ranch a changé de nom ! Après quelques kilomètres, nous faisons demi tour et redescendons au ranch où nous trouvons sans problème le départ de la randonnées. Déjà 3 minibus sont là avec leurs touristes allemands.

Nous démarrons le long de la levada sur un large chemin bordé de barrières de bois. Le sentier est un peu boueux et il faut zigzaguer pour éviter les flaques. Y aurait-il plu cette nuit ?

Nous atteignons bientôt Queimadas où de nombreuses voitures sont également stationnées : la rando est visiblement très courue. Là, quelques canards bénéficient d’une petite maisonnette traditionnelle.

Nous continuons notre route sur le bord de la levada, de plus en plus humide.

Après avoir dépassé deux gros groupes, nous parvenons enfin à prendre notre rythme.

Première escale à une première cascade tapie dans des fougères énormes.

Mousses, que de mousses, toutes différentes, le tout sous une bruine qui finit par mouiller. Ce sera bientôt la douche le long de la levada avant d’attaquer les tunnels : d’abord court et tortueux, puis long et bas. Aie, attention à la tête !

Nous continuons sur une levada de plus en plus étroite et très moussue, un profond précipice sur la droite, pour enfin atteindre le « Caldeirão Verde » (cirque vert), qui porte bien son nom.
Nous montons rapidement vers la cascade que nous délaissons assez vite, tant elle est prise d’assaut par le dernier groupe arrivé.

Nous déjeunons vers 13h au calme dans le lit du court d’eau avant de faire chemin arrière dans le calme.

Mais où sont passés les touristes ? Le soleil essaie de percer. Le retour est vraiment délicieux sans la foule, avec vue sur la levada de dessous.

Mais, Aie, le tunnel est toujours aussi bas. N’est-ce pas papa ? et le chemin de plus en plus boueux. Heureusement que c’est le dernier jour de rando et qu’une belle flaque nous permet de rincer les chaussures.

Retour à Santana. Nous poursuivons par la route antique jusqu’à Porto da Cruz, petit village envahi par la sortie de la messe. Nous faisons un tour sur la plage de sable noir, accessible à marée basse puis longeons un peu la côte pour admirer falaises et océan, sur des rochers de lave.

Nous montons ensuite au belvédère de Portela mais hélas, la brume est toujours là.

Nous rentrons donc sur Funchal mais sommes de nouveau coincés dans un village par la procession du vendredi Saint. Bannière, villageois en files indiennes et harmonie constituent le cortège, qui emprunte la route principale, coupant ainsi la circulation locale. Même le bus doit patienter.

Nous terminons la journée à Madeira Shopping pour acheter quelques livres en portugais et quelques vivres pour terminer la soirée.

La randonnée du jour – le Caldeirão Verde :

Télécharger la trace de la randonnée au format GPX (pour l’enregistrer : clique droit de la souris => « Enregistrer la cible sous… »).

Madère 2009: Jeudi 9 Avril

Aujourd’hui, nous partons pour le nord via le plateau de Paúl da Sera.

Nous prenons l’autoroute jusqu’à Ribeira Brava. Nous continuons par la « Via Rápida » jusqu’à Salves da Madalena. De là, nous entamons la montée sur le plateau à 1500 m. La route est un peu défoncée mais très calme.
Nous arrivons enfin sur la partie plate, immense lande assez peu verdoyante et plantée d’éoliennes. De nombreux troupeaux paissent sur le bord de la route, en entière liberté.

Nous atteignons bientôt le parking au dessus de Rabaçal que de nombreux autres touristes ont aussi investis.

Plus question de descendre en voiture : soit nous y allons à pied (2 km de descente, 300 m de dénivelé), soit nous prenons le minibus. Nous optons bien évidemment pour la marche à pied.

Depuis Rabaçal, nouvelle descente jusqu’à la levada des 25 fontaines.

Nous la suivons pendant 2.5km au milieu de nombreux touristes pour arriver à notre but : 25 fontes, une petite cascade dans la verdure.

Nous tentons alors de monter à la source mais le chemin est éboulé et nous devons stopper. Nous en profitons pour déjeuner.

Nous prenons ensuite le chemin du retour mais il est difficile de se frayer un passage parmi la foule de randonneurs (le chemin est étroit, et les garages sont peu nombreux). Néanmoins, nous dépassons le flot pour voir apparaître les pompiers avec un brancard, puis les secouristes avec des cordes et enfin la police. Quelqu’un serait-il passer par dessus les barrières de protection ou aurait-il glissé sur le chemin humide ? Nous n’en saurons rien mais à Rabaçal, l’ambulance attend.
Nous remontons alors nos 2km sur la route goudronnée et parvenons même à arriver avec la 2ième navette. Par contre, la pluie (plus exactement la bruine), nous a rattrapés dans la montée. Au parking, règne un vent glacial.

Nous reprenons la route pour Porto Moniz et ses piscines naturelles.

Là, sur la côte nord, le soleil est de retour mais il fait un peu frais pour se baigner. Nous ne tremperons que le bout des pieds, en veillant à ne pas glisser sur les marches couvertes d’algues.

Puis direction São Vicente d’abord par la « Via Rápida », puis dans le sens inverse par la « Via Antiga » en corniches. Belles vues sur l’océan et lavage de voiture gratis en prime.

Nous repartons pour São Vicente où nous faisons une halte aux « grutas ». Ce sont des tunnels formés par la lave lors de son refroidissement.

Au centre du vulcanisme, nous apprenons comment Madère s’est formée (éruptions volcaniques successives) et descendons au cœur de la terre dans l’ascenseur de Jules Verne. Un film en 3D nous explique de quoi est constitué le centre du globe.

De retour à la surface, nous rentrons à la maison par un des plus grands tunnels de l’île. Le retour est rapide. Nous avons donc un peu de temps pour admirer le point de vue du Cabo Girão : 500 mètres d’à pic (falaise verticale) et petit jardin au bord de l’océan.

Comme chaque jour, petit arrêt au SA pour faire les courses et retour à l’appartement.

La randonnée du jour – la Levada das 25 fontes :

Télécharger la trace de la randonnée au format GPX (pour l’enregistrer : clique droit de la souris => « Enregistrer la cible sous… »).

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