Petit tour d’horizon des Bahamas

Réveillés de bonne heure, nous levons l’ancre pour rejoindre la Marina de Chub Cay et réaliser les formalités d’entrée au Bahamas.

Le soleil est levé, on peut admirer la petite côte de l’île, complètement plate.

La marina est vide, mais les tarifs prohibitifs (plus de 120$ uniquement pour s’arrêter une heure, le temps des formalités).

Les clients habituels ne sont pas de simples voyageurs à la voile, mais plutôt des gros yachts. Les places de port sont d’ailleurs taillées en conséquence.

Se pose alors la question de la suite du voyage.

Le chef de bord recommande d’aller faire un tour dans l’archipel des Exumas, partie Est des Bahamas, long chapelet d’îles sauvages et paradisiaques.

Pour y accéder, deux options : Par l’Est, mais cela signifie un long détour pour y arriver, et en ressortir, ce qui n’est pas vraiment compatible avec notre timing. Ou par l’Ouest, mais de ce côté des îles, il y a très peu de fond, ce qui rend la navigation compliquée. D’autant plus que nous ne savons pas de quand date la cartographie, et que celle-ci n’est pas très précise sur les relevés de fond à cet endroit. Nous prenons cependant cette option, en gardant en tête que cela signifiera un peu de moteur pour passer les endroits les plus délicats.

Une fois la destination choisie, reste à tracer la route. Comme nous souhaitons une petite navigation ce jour pour nous reposer et profiter des Bahamas, nous décidons donc de partir vers New Providence, l’île de la capitale Nassau, qui se trouve sur le chemin des Exumas.

Nous quittons donc Chub Cay, et arrivons à New Providence après quelques heures de près.

Nous préférons un mouillage de l’autre côté de l’île, car le port de Nassau est également extrêmement cher, et la ville, sans intérêt.

Le lendemain, départ pour les Exumas. Mais après 2 heures de navigation, alors que la moitié de l’équipage est à l’avant du bateau pour tenter de sécuriser l’ancre qui est en train de se faire la malle, la barre ne répond plus. Branle-bas de combats, affilage des voiles, et début des investigations pour comprendre d’où vient le problème. Après quelques recherches, nous nous rendons compte que le pilote automatique lui fonctionne toujours, nous décidons donc de revenir au mouillage de la veille sous pilote, pour pouvoir réparer la barre plus facilement.

De retour au mouillage, les réparations commencent et sont heureusement vite achevées, ce qui nous laisse un peu de temps pour profiter de la mer qui est toujours à 29°…

Nous levons l’ancre une nouvelle fois de New Providence, avec cette fois, la ferme intention d’arriver jusqu’aux Exumas. Et après la journée en mer, nous arrivons alors que la nuit est déjà tombée au mouillage sélectionné le long de Elbow Cay.

Le lendemain, nous décidons de nous approcher d’une île un peu plus grande, avec une plage de sable blanc, afin de pouvoir mettre un peu le pied à terre.

Sur le chemin, une petite île privative :

Une heure de navigation plus tard, nous voilà arrivés et mouillés le long de Shroud Cay. Le lieu est paradisiaque.

Nous décidons alors de mettre l’annexe à l’eau pour nous rendre à terre.

Dans l’eau, nous voyons multitude de poissons, des tortues, et même un requin (les espèces présentent aux Bahamas ne s’attaquent pas à l’homme, mais nous restons tout de même à distance…)

Le matin, nous bougeons rapidement de quelques miles, afin de changer de lieu, et mouillons le long de *** Cay.

À nouveau, nous sortons l’annexe pour débarquer,

et profitons de la mer pour nager parmi les poissons sur les récifs coralliens.

La fin de journée est vite arrivée, et nous devons déjà mettre les voiles sur Cuba, si nous ne voulons pas être trop en retard. Au programme, une navigation de 3 jours en quarts à destination du port international de Varadero, à l’Est de La Havane.

La navigation se passe tranquillement, au portant et en partie sous spi, et nous arrivons le jeudi en début d’après-midi sur les côtes cubaines.

Le chef de bord est légèrement inquiet, car très peu d’infos sont disponibles sur les formalités d’entrée et les règles de navigation à Cuba, et souvent contradictoires (pas de navigation la nuit, pas de mouillage, besoin de définir le plan de navigation à l’avance, etc.) Finalement, les formalités se passent rapidement, avec un personnel beaucoup plus aimable qu’aux Bahamas, et les règles de navigation se révèlent plus souples que ce qui était craint, même s’il y a quelques contraintes (mise sous scellé des téléphones satellites car interdits à Cuba, nécessité de se faire tamponner le permis de navigation à chaque entrée et sortie de port, nécessité de ne passer que par les ports internationaux…)

Nous n’avons que quelques heures au port, le temps de faire du change et de visiter rapidement, mais pas le temps d’aller dans la ville qui se trouve à 30 minutes en bus. Nous resterons donc dans l’immense complexe touristique.

Il est déjà 20h, l’heure de mettre les voiles vers La Havane, si nous souhaitons y arriver le lendemain avant la fin de journée. Vu le timing, le rangement et nettoyage du bateau se fera probablement le samedi matin.

Et pour vous faire oublier la pluie qui sévit en Europe, un petit rayon de soleil !

Une île entre le ciel & l’eau

Après le traditionnel briefing sécurité/électronique (et il y a des choses à dire, car le bateau est beaucoup plus équipé que d’habitude), nous levons l’ancre et mettons le cap sur les Bahamas.

Au revoir Miami, et les États Unis

Et bienvenue aux Bahamas !

Comme Christophe Colomb, nous partons à la découverte de ces fameuses îles. Et après deux jours de navigation, au près, la destination, Chub Cay, est atteinte.

Il est tard, les douanes sont fermées. Il faudra attendre demain matin pour les formalités d’entrée.

Cette extraordinaire eau turquoise fait clairement rêver ceux qui sont rester sur le vieux continent.

Hissez haut !


Entouré de yachts avec leurs équipages, notre voilier (un des seuls) fait un peu pale figure.

Au programme, avitaillement et départ au plus vite de la marina, car ici les nuits au port coûtent ultra chères.

Direction donc le supermarché, où nous remplissons 5 cadis.

Et il est déjà temps de dire au revoir à Miami.

Pour aller mouiller un peu plus loin dans la baie de Biscayne.

Le soleil est déjà en train de se coucher.

Demain, direction les Bahamas.

Nous ne restons pas vers Miami, car ici, nous sommes très limités par notre tirant d’eau et tirant d’air. Construire des autoroutes avec des ponts plutôt bas, c’est sans doute idéale pour voitures et yachts, mais inadaptés aux bateaux à voile.

Ici, le roi, c’est le pétrole, pas Eole !

Au pays d’Evinrude

Aujourd’hui, direction le parc national des Everglades (pour découvrir un peu de l’univers de Bernard & Bianca !).

Première étape, récupérer un bolide à l’agence de location, car pas de transport en commun possible pour l’excursion du jour.

Et voici ce que l’on obtient en prenant la voiture la plus petite et la moins chère. Cela doit correspondre à une des catégories les plus élevées en Europe !

Direction donc les Everglades, ce qui nécessite de traverser d’Est en Ouest toute la ville de Miami.

Premier test de conduite sur les rues et autoroutes américaines. Déjà, un bon point, les américains ont l’excellente idée de rouler à droite !

Bon, ensuite, il faut arriver à s’aiguiller à travers les intersections en tous sens, tout en se faisant doubler par la droite ou la gauche indifféremment en permanence.

Visiblement, ici on roule vite sur les autoroutes, plus de 10 ou 20 miles plus vite que moi , qui roule déjà à la vitesse max indiquée…

Une fois sorti de Miami, je prends la route 41, qui traverse le parc des Everglades, avec toutes les caractéristiques d’une route américaine : elle est droite à ne plus en finir. Attention à ne pas s’endormir au volant…

Premier arrêt du jour, la Shark Valley. Pourtant, pas de vallée (le parc est ultra plat), ni de requin.

Direction le Welcome Center afin de louer un vélo pour effectuer une boucle de 24km en plein cœur du parc avec un nouveau bolide !

Et devinez quoi ? La piste est d’un rectiligne parfait !

Sur la route, un nombre impressionnant d’animaux : oiseaux en tous genres, libellules, papillons, poissons, etc…

Autour de la route, des « prairies » avec 20 à 40 cm d’eau, parsemées de bosquets.

Et au bout de la piste, une tour d’observation permet de prendre de la hauteur afin d’admirer l’étendue de la zone.

En empruntant la piste du retour pour former une boucle, une pointe de déception germe en moi : je n’ai pas encore aperçu l’animal maître des lieux : l’alligator.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché depuis le début de la balade.

Est-ce la mauvaise saison ou le mauvais moment de la journée ? Je finis cependant par m’arrêter au niveau d’une personne qui en avait repéré un !

C’est qu’ils sont bien cachés les bougres !

Mais une fois qu’on a compris où ils se cachent, on finit par en apercevoir d’autres :

Pas de danger, ils ne s’attaquent pas à l’homme, sauf s’ils sont eux-mêmes attaqués ! Et voilà, la boucle est bouclée, et laisse plein de souvenirs de cette faune et flore abondante !

Je reprends la voiture pour me diriger vers l’attraction touristique phare du coin : les tours en aéroglisseurs. Car, comme l’eau est très peu profonde, mais omniprésente, c’est le seul véhicule qui peut facilement se déplacer dans les Everglades.

Et nous voilà parti pour 45 minutes de balade. Nous ne somme que 5 à bord, et même si le tour est clairement touristique, il en vaut la peine. De quoi voir d’autres alligators de plus près,

des bébé alligators,

et d’en apprendre un peu plus sur l’écosystème grâce au guide.

Enfin, je termine la journée par un tour en voiture dans la Cypress National Preserve, en empruntant la « scenic road », une route en gravier d’une quarantaine de kilomètres.

L’environnement est un peu différent, l’eau est toujours omniprésente, mais l’herbe a laissé place aux arbres

Et devinez quoi ? Encore plein d’alligators !!!

Encore un superbe endroit, même si les graviers de la route auront un peu blanchi la voiture de location…

Demain, autre environnement, rdv 9h sur le ponton G de la Marina de Miami Beach, pour le début d’une nouvelle aventure.

L’Amérique, l’Amérique

Vous avez sans doute en tête des images de Miami Beach (merci les séries)

Mais Miami, ce n’est pas que la plage !

C’est depuis longtemps un lieu de villégiature. Pour preuve, cette villa (La villa Vizcaya) construite par un nanti de Boston au début des années 1900, pour venir y passer l’hiver. L’habitation tente de reproduire une vielle villa italienne, et il faut avouer que cela est plutôt réussi.

mais Miami est aussi une ville avec son métro aérien

Little Havana, le quartier cubain et ses parties de dominos

Wynwood, un ancien quartier industriel, devenu un haut lieu du street art.

Bienvenue à Miami !

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